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Symposium international sur la gestion durable et la valorisation des déchets dans les pays en développement

Du 1er au 03 décembre 2010, à l’Hôtel Marina de Cotonou (République du Bénin), se sont déroulés les travaux du « Symposium international sur la gestion durable et la valorisation des déchets dans les pays en développement ».

 

Ce symposium visait à engager une réflexion approfondie sur le phénomène d’accumulation des déchets qui s’observe dans les villes des pays en développement, avec des conséquences néfastes sur la qualité de l’environnement et la santé des populations. Il a offert l’occasion aux participants de procéder à des échanges d’expériences en matière de gestion durable et de valorisation des déchets. Il a également permis au Bénin de présenter et d’enrichir le document de “Programme d’Appui à la Gestion Intégrée et Décentralisée des déchets par filière en République du Bénin” (PAGIDF).

Les représentants des pays ci-après ont participé aux travaux du symposium : Bénin, Burkina-Faso, Canada, France, Ghana, Japon, Niger, Pays-Bas, Sénégal, Sierra Léone,  Suisse, Tchad. La liste des participants figure en annexe.

Les Commissions de l’Union Européenne et de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), de même que certaines représentations diplomatiques et organisations internationales accréditées au Bénin ont pris part aux travaux de ce symposium.

Ce symposium a été organisé avec l’appui technique, matériel et financier du PNUD, de l’UNICEF, du MCA, de OXFAM QUEBEC, de certaines organisations non gouvernementales intervenant dans le domaine de l’environnement tels que : COMDEV, DCAM/BETHESDA, Nature Tropicale, CREDD ONG et de certaines entreprises béninoises comme la Loterie Nationale du Bénin, le Port Autonome de Cotonou, la SOGEMA et la Société des Ciments du Bénin SCB.

Durant trois (3) jours, les participants ont suivi avec grand intérêt les différentes sessions  du symposium, dont les principales séquences sont les suivantes :

1-      la cérémonie d’ouverture

2-     la visite des sites de valorisation des déchets

3-     les communications et les débats

4-     la cérémonie de clôture

I-  Cérémonie d’ouverture

Placée sous la présidence du Ministre d’Etat béninois chargé de la Défense Nationale, Monsieur Issifou Kogui NDOURO, la cérémonie d’ouverture a enregistré la présence :

-   du Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur,  Monsieur Jean-Marie EHOUZOU;

-   du Ministre de l’Environnement et de la Protection de la Nature, Monsieur Justin Sossou ADANMAYI ;

-   du Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique François ABIOLA.

Quatre allocutions ont marqué cette cérémonie, à savoir :

-   le Mot introductif du Directeur Général de l’Environnement du Bénin, Président du Comité national d’organisation du symposium ;

-  l’Allocution du Représentant Résident Adjoint du PNUD au Bénin ;

-  l’Allocution du Ministre béninois de l’Environnement et de la Protection de la Nature,

-  le Discours d’ouverture du Ministre d’Etat chargé de la défense.

En guise de sensibilisation sur l’ampleur des nuisances résultant de l’accumulation des déchets dans les villes des pays en développement, un film documentaire mis à disposition par le PNUD sur les déchets au Bénin a été projeté à l’ouverture du symposium. Ce film souligne les principaux problèmes auxquels sont confrontées les populations dans les grandes villes du Bénin, notamment :

-  l’accumulation des déchets et la multiplication des décharges sauvages de déchets;

-  la divagation des animaux sur les lieux de décharge et l’usage  imprudent des déchets par les couches défavorisées;

-  l’incivisme des populations qui compromettent les efforts de gestion des déchets;

-  les difficultés rencontrées par les pouvoirs publics et les collectivités décentralisées à mettre en place un système performant de gestion et de financement durable des déchets ;

Après avoir souhaité la bienvenue aux différentes délégations, le Directeur Général de l’Environnement, Président du Comité national d’organisation du symposium, Monsieur Henri SOCLO, a mis l’accent sur la nécessité d’une prise de conscience par rapport à la mauvaise gestion des déchets,  qui a justement inspiré l’organisation du symposium.

Pour sa part, le Représentant Résident Adjoint du PNUD, Monsieur Mathieu CIOWELA,  a plaidé pour une implication plus accrue des pouvoirs publics, des collectivités locales, des populations, de tous les acteurs de la chaîne de production et de gestion des déchets, en vue d’une prise en charge efficace et efficiente selon l’approche des 3R (réduire, recycler et réutiliser les déchets).

Le Ministre de l’Environnement et de la Protection de la Nature et le Ministre d’Etat Chargé de la Défense Nationale ont souligné la volonté politique et l’engagement du Gouvernement de la République du Bénin à rechercher des solutions idoines aux problèmes posés aux populations en matière d’assainissement de leur cadre de vie et de travail et de gestion des déchets.

Ils ont apprécié l’opportunité de la tenue des assises de Cotonou et ont exhorté les participants, les entités nationales, le secteur privé et les partenaires techniques et financiers à se mobiliser pour la mise en œuvre du document de programme PAGIDF.

Par ailleurs, le Ministre d’Etat a invité les participants à mener des discussions enrichissantes, qui déboucheraient sur des conclusions pertinentes, y compris l’adoption, à l’issue du symposium, d’une Feuille de route pour la mise en œuvre effective des recommandations et conclusions, et la création d’un « Observatoire de la Salubrité des Villes ». Enfin, il a précisé que le Gouvernement tiendra grand compte des conclusions issues des travaux du symposium de Cotonou.

II- Visite des sites de valorisation des déchets

La cérémonie d’ouverture a été précédée, le 1er décembre 2010, d’une visite de deux (2) sites de transformation des déchets ménagers. Il s’agit de :

-    site de recyclage de déchets plastique de l’ONG DECAM/BETHESDA ;

-    site de recyclage des déchets biodégradables du projet SONGHAÏ à Porto-Novo.

Cette visite de site a permis aux participants de prendre connaissance des efforts en cours au Bénin en matière de transformation des déchets.

Sur le premier site l’ONG s’investit dans le recyclage des matériaux plastiques usagers qu’elle transforme, entre autres, en paillettes et en gaines électriques commercialisables.

Sur le deuxième site, c’est le principe de : “rien ne se crée, rien ne se perd, tout ce transforme” qui est mis en pratique. Tous les déchets biodégradables issus des activités du projet et d’autres déchets biodégradables collectés sont transformés en compost, en biogaz, bioélectricité utilisés dans les activités de production.

Plusieurs expériences de valorisation des déchets sont en cours au Bénin mais encore peu développées. Elles ont démontré leur viabilité économique mais les méthodes et les technologies utilisées méritent d’être améliorées.

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III- LE DEROULEMENT DES TRAVAUX

Les travaux en plénière ont été organisés en cinq (05) sessions thématiques, comportant plusieurs communications suivies de débats.

SESSION 1 : La problématique de la gestion des déchets dans le processus de développement des pays en développement : défis, potentialités et contraintes.

Sept (07) communications ont été présentées sous cette session modérée par le Docteur Benjamin FAYOMI.

A l’instar des autres pays africains, notamment ceux situés en Afrique au Sud du Sahara, la gestion des déchets solides ménagers et des eaux usées constitue une préoccupation majeure pour les autorités municipales et centrales du Bénin. Malgré les efforts consentis par le gouvernement à travers le Ministère de l’Environnement et de la Protection de la Nature, les collectivités locales, les partenaires nationaux et internationaux et les associations de développement, le taux de ramassage des ordures ménagères et de collecte des eaux usées domestiques reste toujours faible, en deçà de 30%.

Face à cette situation caractérisée par un environnement insalubre et une dégradation continue du cadre de vie des populations, le symposium de Cotonou vient à point nommé pour contribuer à renforcer les mesures en cours au Bénin, créer la synergie entre les diverses actions d’assainissement et asseoir dans le secteur des déchets, des systèmes de gestion écologiquement rationnels.

Plusieurs types de déchets sont produits dans nos villes et campagnes dont la collecte et le traitement requièrent  des conditions spécifiques.

Monsieur Clément KOTAN, Directeur de l’Unité de Production de l’Environnement a présenté l’état des lieux de la gestion des déchets de ferraille. Il a fait observer que cette activité est mal couverte sur les plans institutionnel et juridique, ce qui expose aussi bien les ouvriers travaillant sur les sites, appelés Yards, et les populations à des nuisances graves.

Monsieur Urbain LONTCHEDJI, a présenté l’expérience de l’ONG DCAM/BETHESDA dans la gestion des déchets. Il a défini les stratégies actuelles mises en place par l’ONG BETHESDA dans le secteur, de même que  les acquis et les défis que doivent relever les acteurs à divers niveaux, pour une gestion efficace des déchets solides ménagers au Bénin.

Les participants ont suivi avec intérêt les expériences de la Sierra Léone et du Ghana en matière de  gestion des déchets. En effet, comme la plupart des pays en développement, ces deux pays sont également confrontés aux mêmes problèmes, notamment en ce qui concerne le faible rapport entre la masse de déchets produits quotidiennement et la quantité réellement collectée.

Monsieur Moussa DOGO Ali du Cabinet GVD Afrique au Niger a partagé avec les participants les expériences de son cabinet en matière de transformation des déchets métalliques pour la fabrication entre autres des machines et du matériel léger de valorisation des déchets ménagers (presses pour comprimer les déchets en briquettes).

De l’exposé du Professeur SOCLO, il ressort que l’environnement juridique et institutionnel ne garantit pas la gestion durable et la valorisation conséquente des déchets au Bénin. Comme dans la plupart des pays en développement le mécanisme de gestion, les dispositions et les cadres institutionnels et juridiques sont  à améliorer.

Le Docteur Jérémie OROU de l’ADEQSS, a posé la problématique de la gestion des déchets biomédicaux au Bénin en montrant  que la spécificité de ces déchets réside dans le fait qu’ils sont dangereux et source de plusieurs risques élevés d’infection. C’est pourquoi, une politique en cette matière est indispensable pour réglementer toutes les stratégies pouvant mener à une gestion rationnelle de ce type de déchets.

Des débats, il ressort que les expériences en cours méritent d’être renforcées par un cadre institutionnel et juridique opérationnels basés sur un système et des mécanismes de gestion qui responsabilisent tous les acteurs et producteurs et qui intègrent la loi du producteur-payeur.

SESSION 2 : Expériences de gestion des déchets en Europe, en Asie, en Afrique et au Canada

La deuxième session du Symposium a été modérée par l’Ambassadeur Francis LOKO et a enregistré six (06) communications qui se regroupent en deux grandes parties :

- les exposés des représentants des pays développés (Japon, France, Suisse) ;

- les présentations du Sénégal.

Dans les pays développés la gestion des déchets est nettement plus structurée et souffre de moins d’insuffisances, notamment sur les plans juridique, institutionnel et infrastructurel. Dans la plupart de ces pays,  le tri se fait à la source, la collecte est mécanisée et le traitement final entièrement industrialisé. C’est le cas de la France, de la Suisse, du Canada et du Japon.

Par ailleurs, par une bonne éducation civique, un mécanisme constant de communication et le principe « pollueur-payeur » sont strictement appliqués et les ménages responsabilisés.

Madame Francine ABIOLA de l’Institut des Sciences de l’Environnement de Dakar a partagé avec les participants les techniques novatrices et durables de valorisation des eaux usées et des boues de vidange : cas du filtre planté. Il ressort de l’exposé que face aux défis de la gestion des boues de vidange, la technologie innovante du filtre planté apparaît comme l’une des meilleures stratégies durables en raison de ce qu’elle offre des avantages certains en matière de réutilisation économique de ses sous produits.

Selon Madame Mariama THIANDOUM du Sénégal, les arrangements institutionnels et les mécanismes de gestion en cours présentent des limites qui ne garantissent pas la durabilité de la gestion des déchets. Les taux de collecte et de traitement restent encore faibles à Dakar et dans ses banlieues.

SESSION 3 : Mécanismes institutionnels, aspects législatifs et règlementaires, instruments économiques et financiers de la gestion des déchets

Sous cette session, trois (03) communications ont été présentées par les participants venus du Canada, de France et de la Suisse. Dans ces pays, le cadre institutionnel et juridique est plus structuré et le mécanisme de financement est basé à plus de 70 % sur les taxes et le principe de producteur-payeur. Le mode de gestion est décentralisé et, les municipalités et les populations sont responsabilisées dans le processus, de la collecte au traitement. Ces expériences avancées pourraient servir de modèles à adapter aux situations spécifiques des pays en développement.

Des débats menés, il ressort que dans la plupart des pays en développement, il existe généralement un cadre juridique et institutionnel défini en matière de gestion des   déchets.   Ces   cadres devront être améliorés pour tenir compte des nouveaux défis et contraintes du secteur. Des initiatives innovantes et complémentaires existent également dans certains pays comme la création d’une police environnementale au Bénin en vue d’accompagner les pouvoirs publics et les collectivités à la base dans le travail de sensibilisation et de conseil auprès des populations. Cependant, les contraintes d’ordre social, politique et économique limiteraient la plupart des pays en développement dans l’adoption des expériences des pays développés comme celle de Syndicat Mixte pour l’Enlèvement et le Traitement des Résidus Ménagers (SIETREM) en France.

De réels problèmes existent quant au financement de la gestion des déchets. Il apparaît, au regard de l’ampleur de ces problèmes, qu’il est impératif que les différents acteurs publics et privés travaillent de concert.

Session 4 : Le Programme d’Appui à la Gestion Intégrée et Décentralisée des Déchets par Filière (PAGIDF) en République du Bénin

Le PAGIDF a été présenté par Messieurs Fidèle TONON et Honorat SATOGUINA.

Pour faciliter la gestion durable et rentable des déchets par filière au niveau des communes, le Ministère de l’Environnement et de la Protection de la Nature avec l’appui du PNUD et d’autres partenaires techniques et financiers, a initié « le Programme d’Appui à la Gestion Intégrée et Décentralisée des Déchets par Filière » (PAGIDF). Ce programme vise à élaborer et à mettre en place au niveau de chaque commune, un système et un mécanisme de gestion intégrée des déchets par filière.

Le PAGIDF présente plusieurs avantages :

- l’appropriation par les communes de la nouvelle stratégie en matière de gestion des déchets et la consolidation du partenariat national et international dans le domaine ;

- l’assainissement des villes et villages et l’amélioration du cadre de vie des populations du Bénin, avec un impact positif sur leur état de santé et la productivité par la réduction sensible de la pollution ;

- la promotion de l’efficacité énergétique par la production des énergies renouvelables comme le biogaz bio électricité;

- le développement économique à travers la promotion des industries de recyclage, la transformation des déchets et l’accroissement de revenus propres des communes et de l’Etat.

Il existe cependant diverses difficultés liées à la mise en œuvre du PAGIDF, qu’une bonne collaboration entre les acteurs publics et privés ainsi que les partenaires techniques et financiers permettra de surmonter. Il s’agit, entre autres, de la mise en application d’un modèle efficace et rentable, de l’implication réelle de toutes les parties prenantes, la mise en application du cadre réglementaire et institutionnel et le respect des normes.

Session 5 : Coopération bilatérale, multilatérale et décentralisée : contribution des organisations internationales, régionales et sous-régionales en matière de gestion des déchets

La gestion des déchets constitue une question fondamentale  pour le bien-être des populations. Sa mise en œuvre efficace et efficiente nécessite des moyens matériels, financiers et techniques importants auxquels les pays en développement n’arrivent pas toujours à faire face. En cela, l’appui des partenaires techniques et financiers est indispensable.

Plusieurs programmes existent cependant au niveau des organisations internationales, régionales et sous régionales, comme la Politique Commune d’Amélioration de l’Environnement (PCAE) et les interventions de l’UEMOA en matière de gestion des déchets. Certaines expériences en cours en matière de coopération décentralisée méritent d’être renforcées.

IV- Débats généraux

Ces différentes communications ont donné lieu à des débats  très enrichissants dont l’intérêt s’exprime par le nombre impressionnant des intervenants, d’une part, et la pertinence des contributions, d’autre part. Les préoccupations soulevées par les différents intervenants ont tourné autour des inquiétudes légitimes comme le renforcement des capacités des acteurs et des institutions, le transfert de technologie, la transposition des modèles de gestion des déchets des pays développés dans les pays en voie de développement. Aussi, la plénière s’est-elle interrogée sur où et comment trouver les moyens d’une politique de gestion et de financement durable des déchets, si certains besoins fondamentaux restent non couverts. Plusieurs questions pertinentes relatives à l’institutionnalisation des mécanismes de gestion et à la création d’un fonds national de gestion des déchets ont été débattues et ont permis à l’assistance de formuler des recommandations.

A l’issue des discussions, et au regard de la pertinence et des incidences positives de la gestion durable des déchets et de leur valorisation, les participants recommandent :

- Au Gouvernement

1-  La prise de dispositions favorables à l’installation au Bénin du siège de l’Observatoire pour la Salubrité des Villes (OSV) ;

2-  La mise en place d’une règlementation appropriée pour la gestion des déchets ;

- A toutes les parties prenantes du secteur ;

3-  La mobilisation pour la création et la mise en œuvre de l’Observatoire pour la Salubrité des Villes (OSV);

4-  La création de points focaux dans les pays membres ;

5-  La collaboration plus étroite entre les pouvoirs publics, les collectivités locales et les acteurs privés pour une gestion et un financement durable ;

6-  L’accroissement de la sensibilisation des populations ;

7-  Le développement des stratégies de tri à domicile ;

8-  La lutte contre l’incivisme des populations ;

9-  La dépolitisation de la question de gestion des déchets ;

10- La définition d’un protocole approprié pour la  gestion des déchets biomédicaux ;

11- La création au plan national d’une Agence et d’un fond de gestion des déchets : ANGD et FNGD ;

12- L’allocation par les gouvernements d’un financement au activités d’assainissement et de gestion des déchets dans la proportion de 0,5 et 1% de leur budget général;

13- La contribution du secteur privé à la gestion des déchets sous forme de contribution ou de taxe à définir de concert;

14- L’élaboration d’une feuille de route nationale pour la mise en œuvre effective des conclusions du symposium ;

15- La mise en place d’un comité national de suivi de la mise en œuvre des recommandations du symposium ;

16- Le renforcement du rôle des femmes dans les stratégies de prise en charge et de gestion des déchets, étant donné leur importance dans la production des déchets notamment ménagers ;

17-La mobilisation des investissements dans la recherche action et l’éducation à la base des populations pour asseoir des procédures de gestion durable et de valorisation des déchets ;

18- Le développement de politiques de partenariats avec des municipalités des pays du nord ;

19- Le renforcement du rôle des individus et des ménages dans la gestion des déchets ;

20- Le développement des technologies locales pour une meilleure gestion des déchets ;

21- La manifestation d’une volonté politique pour une gestion efficiente des déchets dans les villes et  les villages.

Enfin, les participants au symposium ont adopté les documents ci-après :

- La Déclaration de Cotonou ;

- La Feuille de route pour la mise en œuvre des recommandations ;

- Le Projet de statuts de l’Observatoire de la Salubrité des Villes.

V- Cérémonie de clôture du symposium

Le Ministre de l’Environnement et de la Protection de la Nature a fait sien les recommandations du symposium et a réitéré son engagement personnel et celui du Gouvernement béninois à mettre en œuvre les recommandations.

Il a exhorté l’opinion nationale, sous-régionale, régionale et internationale à soutenir la mise en place et l’opérationnalisation de l’Observatoire de la Salubrité des Villes.

Enfin, il a invité les différents acteurs à accroître leurs efforts pour assurer une gestion durable des déchets dans les pays en développement.

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